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# Posté le samedi 03 mai 2008 08:52

*********************Cherchez l'erreur

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... Et quand Ono chante Lennon

# Posté le jeudi 01 mai 2008 07:01

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Quand Baez chante Dylan ...

# Posté le jeudi 01 mai 2008 07:00

Chapitre I

Chapitre I
Prendre un coup sur la tête, ce n'est rien. Etre drogué deux fois de suite dans la même soirée, ce n'est pas trop pénible... Mais sortir prendre l'air et se retrouver dans une chambre inconnue, avec une femme, tous les deux dans le costume d'Adam et Eve, ça commence à être un peu fort. Quant à ce qui m'est arrivé ensuite...
Mais je crois qu'il vaut mieux que je reprenne tout de suite le début de la première soirée. Soirée d'été, pour préciser. La date exacte importe peu.
Eh bien, je ne sais pas pourquoi j'avais envie de sortir le soir. Je préfère en général aller me coucher et me lever tôt, mais certains jours on sent le besoin d'un peu d'alcool, d'un peu de chaleur humaine, de compagnie. Probable que je suis un sentimental. On ne le dirait pas à me voir, mais les bosses que font mes muscles sont les apparences trompeuses sous lesquelles je dissimule mon petit coeur de Cendrillon. J'aime bien les amis. J'aime bien les amies. Je n'ai jamais manqué ni des unes ni des autres et de temps en temps je remercie en moi-même mes parents du physique qu'ils m'on donné ; il y en a qui remercient Dieu, je sais... mais entre nous, je trouve qu'il mêlent Dieu à des histoires auxquelles il n'a réellement rien à voir. Quoi qu'il en soit, ma mère ne m'a pas loupé... mon père non plus... après tout il y est aussi pour quelque chose.
J'avais envie de sortir et je suis sorti. Il y a un avantage indéniable à se choisir des parents bien à leur aise. Je suis sorti ; toute la bande m'attendait au Zooty Slammer. Gary Killian, le reporter du Call, Clark Lacy, un copain de l'Université qui vivait près de Los Angeles, comme moi, et nos compagnes habituelles ; pas de ces filles que tous les types se croient obligés de trimbaler quand ils ont un peu d'argent, pas de ces chanteuses à la gomme, pas de ces danseuses trop expertes. Je n'aime pas ça... elles sont toujours à se frotter contre vous. Pas ces filles-là. Non. Des amies, des vraies... ni figurantes en quête de contrat, ni ingénues un peu amochées, simplement des gentilles filles sympathiques. C'et terrible ce que j'ai du mal à en trouver. Lacy, il en déniche autant qu'il veut et il peut sortir avec elles dix soirs de suite sans qu'elles essaient de l'embrasser ; moi je ne leur fais pas du tout le même effet, et c'est assommant de rembarrer une jolie fille qui se jette dans vos bras. Quand même je ne voudrais pas avoir la gueule de Lacy. C'est une autre histoire, d'ailleurs. En fin de compte, je savais qu'au Slammer je rencontrerais Beryl Reeves et Mona Thaw et qu'avec elles, je ne risquais rien... Pour en revenir aux autres, elles ont toutes l'air de se figurer que l'amour c'est le but de la vie, surtout quand on père 90 kgs et qu'on a six pieds deux pouces... Je leur réponds toujours que si je suis dans cette forme-là, c'est justement parce que je me ménage. Et que si elles avaient mon tonnage de viande nette à balader, ça les fatiguerait assez pour qu'elles me fichent la paix... en tous cas, Beryl et Mona ne sont pas comme ça, et elles savent qu'une vie hygiénique c'est bien préférable à toutes les plaisanteries pas nouvelles qu'on répète sur les canapés.
Je suis entré au Zooty Slammer. C'est une boîte sympa, tenue par Lem Hamilton, un gros pianiste noir qui a joué autrefois dans l'orchestre de Leather-bird. Il connaît tous les musiciens de la côte et Dieu sait qu'il y en a en Californie. Au Slammer, on peut entendre de la vraie musique. J'aime ça, ça détend... comme je suis déjà détendu naturellement, c'est terriblement reposant. Gary m'attendait, Lacy dansait avec Mona et Beryl me sauta au cou...
- Bonsoir Mona, dis-je. Rien de neuf ? Salut, Gary.
- Salut, me dit Killian.
Il était impeccable, comme toujours. Un joli garçon brun à la peau bleutée. Son bow-tie rouge clair avait l'air amidonné tellement il tenait droit. Ce que j'aime, chez Garry, c'est qu'il a du goût pour la toilette. Enfin il a le même goût que moi, c'es cela qu'il faut comprendre.
Mona me regardait.
- Rocky, me dit-elle, c'est indécent. Vous devenez plus beau tous les jours.
Avec elle, ce n'était pas gênant. Son ton était... comment ? supportable.
- Vous êtes merveilleux, Rocky. Vos cheveux blonds... votre peau orange... mmm... on en mangerait.
J'ai rougi quand même. Je suis de cette espèce. Gary se foutait de moi.
- Tu ne protestes même plus, Rocky, me dit-il. Autrefois, tu serais parti...
- Elle m'a donné des preuves d'intelligence, répondi-je, mais si elle continue comme ça, je vais sûrement m'en aller.
Tout de même, je préférais que Lacy ne soit pas là... Je n'aime pas que les filles me complimentent sur mon physique, surtout devant Clark Lacy ; c'est le meilleur type de la terre, mais on me dirait que son père est un rat et sa mère une grenouille, ça ne m'étonnerait pas tellement ; c'est de ça qu'il a l'air. Et ça le gêne un peu pour faire la cour aux filles.
Mona a remis ça.
- Rocky, quand allez-vous vous décider à m'avouer que vos m'aimez ?
- Jamais, Mona... Je ne veux pas faire des milliers de malheureuses.
Elle avait dû boire un peu, parce qu'elle n'insistait pas souvent comme ça. Heureusement, Clark et Beryl revenaient et on a changé de sujet. Hamilton, le patron de la boîte, venait de se mettre au piano. Comme tous ces gros-là, il a un toucher d'une légèreté extraordinaire et je riais de plaisir en l'écoutant. Gary s'est mis à danser avec Beryl et j'allais inviter Mona quand Lacy s'en est emparé. J'aurais bien pris n'importe quelle fille ; quand Hamilton commence à jouer, ça fait l'effet d'une décharge électrique. Je regardais un peu partout et mon sauveur est entré. Ce crétin de Douglas Thruck. Je vous dirai tout à l'heure qui c'est, mais pour l'instant, je bondis sur la fille qui l'accompagne et je l'emmène sur la piste. Elle n'est pas mal faite et elle danse bien... Pas de blague... La voilà qui commence à se serrer un peu trop...
- Doucement ! dis-je. Je tiens à ma réputation.
C'est un peu mufle ce que je viens de lâcher là, mais avec ma gueule, tout passe, vous savez bien. Elle a un petit sourire et elle n'en fait qu'à sa tête. Et à voir ce qu'elle fricote avec son châssis, ce n'est pas difficile de se rendre compte de que qu'elle a dans le crâne.
- Dommage que ça ne soit pas une samba, répond-elle sans se frapper.
Elle rit, Gary aussi. Moi aussi. Ca, ce sont des copains.
- Pourquoi, dis-je, je trouve que ça va comme ça.
- Ca a plus d'atmosphère, répondit-elle. Cette musique-là, c'est tout de même un peu froid.
Mes enfants, si c'est ça qu'elle appelle de la musique froide, j'aime mieux ne pas danser la samba avec elle. Bon sang ! il faut que je fasse quelque chose. Je suis tout de même un peu plus costaud qu'elle et je réussis à l'écarter de moi. Je continue à danser en la tenant à bout de bras. On ne peut pas consacrer sa vie au sport et danser avec des poupées comme celle-ci. Ca ne va pas ensemble. Et moi, je tiens au sport. Par dessus tout.

# Posté le jeudi 01 mai 2008 06:59

Modifié le dimanche 01 juin 2008 13:03